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Posts Tagged ‘long metrage’

Si la vie n’était qu’un film, les crédits de fin ne seraient pas aussi longs, et on attendrait tous de voir s’il y a vraiment une séquence cachée avant que le rideau ne se ferme définitivement. On apprendrait à se relever après chaque bide commercial, on ferait moins confiance aux bandes annonces parce qu’un trailer est toujours plus efficace qu’un long métrage, et la franchise serait un éternel problème. Si la vie n’était qu’un film, les images en HD seraient aussi rares qu’une bonne performance de Frédéric Diefenthal, et les objectifs se noieraient dans le flou au moment de faire le point. Elle ressemblerait à une vidéo qui pixelise sur un ordinateur en plein écran, entre un pop up porno et un bouton « Partager avec mes amis », au rythme des coupures à répétition dues au débit insuffisant. Si la vie n’était qu’un film, on crierait à l’exagération des scénaristes, on rêverait d’une existence imaginée par Lucas ou Sorkin, coincés entre un dialogue d’Apatow et Smith, les yeux rivés sur le prochain blockbuster Mavel. Les gentils gagneraient toujours à la fin, traversant les flashbacks sans encombre, trouvant un souffle nouveau à chaque rebondissement destructeur. On passerait de casting en casting, sans maquillage ni effets spéciaux, prêt à tout pour avoir le droit d’approcher l’actrice principale, surtout à coucher avec la plupart des pseudo assistantes présentes sur le chemin. On accumulerait les spin off en quête d’éternité, tentant vainement d’éviter que les personnages familiers disparaissent, un oeil sur les rush et l’autre sur le compteur qui défile inlassablement. Si la vie n’était qu’un film, personne ne saurait vraiment qui le réalise, trop occupés à tenter de deviner qui joue notre rôle.

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J’ai jamais été autant au cinéma que ces deux dernières semaines. Bon en même temps, à 9 euros la place, j’ai bien freiné ma consommation mais avec Kick-Ass et Iron Man 2 qui sortent à quelques jours d’intervalle seulement, et après une période de disette en matière de super héros sur grand écran, je me suis dit que ça valait le coup de ne pas manger au jap’ ce weekend et d’investir 18 euros pour passer 4h dans une salle obscure avec un peu de costume et d’héroïsme.

Je ne vais pas spoiler les films en racontant en détail l’intrigue, ni me lancer dans une critique détaillée et prétentieuse de chacun des films, parce qu’au final ma pensée peut se résumer en une seule phrase: j’ai grave kiffé bordel de merde. Pour des raisons forcément très différentes, mais surtout parce que les deux films sont complémentaires, d’autant plus si on les voit à la suite. Parce que je me suis senti proche de Dave mais que j’aimerais plutôt être Tony en grandissant, qu’un simple costume et des Timberland peuvent parfois donner la même confiance en soi qu’une armure high tech (et je ne suis pas le seul à le penser il faut croire), qu’un héros digne de ce nom a toujours des potes pas loin pour le soutenir, et que la quête de popularité sur YouTube est toujours omniprésente, qu’importe la continuité retenue. Mais plus que ces complémentarités scénaristiques évidentes, c’est l’évolution apportée par ces deux films à un genre qui commence à tourner en rond qui les rend indispensables.

Et bien que pour moi Iron Man 2 soit plus un prétexte pour installer l’univers Marvel et rendre cohérent l’ensemble des films avant les Vengeurs en 2012, il apporte au même titre que Kick-Ass un peu de fraîcheur, subtilement injectée pour ne pas effrayer le public et les producteurs. Parce qu’avec Spider-Man et surtout Dark Knight, et à cause de cet héritage indispensable à l’époque mais pesant aujourd’hui qu’on traîne depuis Moore et Miller, les studios se sont dit qu’il fallait à tout prix des héros sombres et torturés à qui il n’arrive que des couilles, pour faire des long métrages unanimement appréciés.

Avec Kick-Ass et Iron Man, on revient petit à petit à des héros qui gagnent sans forcément tout perdre, à qui il arrive des merdes mais qu’ils balayent d’un coup de main plus ou moins assuré et efficace. Comme des vrais super héros qui nous donnent envie d’être comme eux, plutôt que des justiciers qui sont déjà comme nous.

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Certainement le manga le plus marquant de notre époque, Akira va être adapté au cinéma sous la forme d’un long métrage animé. Validé par Katsuhiro Otomo en personne, le film devrait reprendre l’intégrale de la série, des premières virées en bécane de Kaneda et Tetsuo à l’affrontement épique contre le Numéro 41, en passant par les longues séances de prises de tête avec les petits vieux ultra glauques et les bagarres générales contre le gang des Clowns.

En tout cas, si j’en crois cet extrait, la bande son a l’air monstrueuse, l’animation réussie et le tout semble fidèle au manga. En attendant une hypothétique adaptation « en live », pour avoir la chance de voir cet engin de style faire des roues arrières dans les rues de Neo-Tokyo, et surtout pour espérer passer le casting et devenir Kanéda. Ben quoi, on peut toujours rêver.

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Il paraît qu’en amour, 3 c’est mieux que 2. Ben quand j’ai regardé X-Men 3: L’affrontement final sur TF1 hier soir, j’ai plutôt eu la sensation de m’être fait sauvagement violer à vrai dire, et qui plus est une seconde fois, la première ayant eu lieu dans un obscur cinéma du nord de Paris. En même temps, fallait s’y attendre: 3 est le chiffre maudit des films de super-héros.

Vous voulez des exemples? Ok. Spiderman 3: le Super Bouffon (fils du Bouffon Vert) ne rime à rien, Venom n’a pas le charisme espéré, l’Homme Sable pourtant techniquement impressionant est aussi lisse qu’une plage de Miami, et le scénario n’est qu’un prétexte à une débauche d’effets spéciaux lors de l’affrontement final improbable. Batman 3: après les deux chefs d’oeuvre de Tim Burton, Batman Forever débarque comme un poil pubien sur la soupe, avec son Double-Face maquillé comme une prostituée du Bois de Boulogne, son Riddler sosie de Desireless et son Batman que personne ne reconnaît malgré son bec de lièvre. Sans parler d’un scénario abominable qui tente de se rapprocher de la série des années 70 avec Adam West, le second degré involontaire et la tendresse des souvenirs en moins. Encore? X-Men 3: les libertés scénaristiques et la continuité invraisemblable me laissent sans voix. Charles Xavier, Scott Summers et Jean Grey meurent, Erik Lehnsherr et Raven Darkhölme perdent leurs pouvoirs, Hank McCoy est Ministre et membre de l’ONU, Caïn Marko n’est pas le demi-frère de Xavier. Et pourquoi pas Rémy LeBeau ventriloque, Nathaniel Essex cousin d’Elisabeth Braddock et James Howlett avec des ailes. On croit rêver.

Mais à bien y réfléchir, c’est sûrement une fatalité, un peu comme un album musical. Pour le premier, on vient de nulle part, personne ne nous attend à part les fans purs et durs qui cracheront quoiqu’il arrive sur le long métrage, parce la couleur des Sentinelles ne correspond pas ou que le Hulk d’Ultimates n’a pas les cheveux aussi courts, ou aussi longs, enfin bref. Il n’y a pas de pression, juste une envie de balancer sur grand écran les petites cases qui nous ont fait fantasmer pendant notre jeunesse, le besoin de réunir des amoureux d’histoires héroïques autour d’un divertissement efficace. Pour le deuxième, c’est autre chose, le premier a marché, le budget est plus conséquent, les fans ont réussi à rameuter leurs copines (lorsqu’ils en ont) ou leurs potes (lorsqu’ils en ont) qui trouvent que vendeur de BD, c’est pas un taf sérieux et qui ne comprennent pas que Superman et Wolverine, ce sont des univers différents, Marvel et DC, les mutants, tout ça quoi. Généralement, c’est l’état de grâce, le film qui allie fidélité au comic original et grand spectacle accessible, le block buster imparable, l’équilibre parfait. D’où un troisième opus raté, où l’argent fausse définitivement la balance, où les producteurs exigent toujours plus de monstres, d’ennemis, de combats, de Pow! et de Shazzam. Le flop, la fin d’une franchise, jusqu’à la prochaine décennie, où le cycle recommence.

Alors que faut-il espérer du prochain Batman de Christopher Nolan ou de l’hypothétique troisième volet des aventures de Tony Starks? Un Mandarin homme d’affaires voulant détruire le monde grâce à son iPhone? Un Homme Mystère qui piège des gens sur Facebook et lance des rayons lasers avec ses oreilles? Prions pour que je me trompe. Même si au final, j’ai beau me plaindre comme les milliers de fanboys en quête d’une éventuelle info sur quel méchant fera face à Peter Parker lors de son prochain combat, je me fais avoir à chaque fois. Je critique, l’impatience me ronge, je refuse pendant 30 secondes, puis je paie ma place et je souris bêtement dès le générique, l’oeil qui brille et les mains qui s’aggripent aux accoudoirs. Parce que de toute façon c’est pas grave, une mauvaise adaptation de comics, ça donne toujours matière à écrire et 10 ans à attendre une nouvelle version, c’est pas si long lorsqu’on aime inconditionnellement.

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Il y a des gens qui inspirent un profond respect. Parce qu’ils s’investissent à fond dans un projet, parce qu’ils vont au bout de leur passion, ou parce qu’ils n’ont pas peur du ridicule. Et c’est le cas de l’équipe de fans qui a réalisé le long métrage non officiel et amateur « The Hero of Time« , basé sur le mythique jeu vidéo de Nintendo « The Legend of Zelda – Ocarina of Time« .

Alors oui, les effets spéciaux sont dignes d’un téléfilm avec des attaques d’alligators sur NT1, le héros n’a pas le dixième du charisme de Link et j’ai décroché de l’histoire au bout de 10 minutes mais franchement, l’initiative ne peut être que saluée. Parce qu’hônnetement, j’en connais pas beaucoup qui aurait accepté de se coller des oreilles d’elfes et des sourcils roux de Raymond Domenech chaque weekend pour taper un délire d’1h45. Alors moi je dis bravo, en regrettant quand même de ne pas avoir acheté l’épée Excalibur version Miyamoto lors de la dernière Japan Expo.

L’intégralité du film est au dessus, et le site officiel est ici

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On commence à avoir l’habitude: Clint Eastwood ne réalise que des grands films, et il collectionne les classiques derrière la caméra comme d’autres collectionne les baskets. Et vous pouvez être sur que son prochain long métrage, Invictus, va allonger encore un peu plus la liste.

En même temps, c’est pas compliqué si on regarde bien la filmographie de l’ancien cowboy. Des histoires déprimantes au possible, des personnages rudes qui cachent un grand coeur, des cadrages proches de la photo en noir et blanc: tout est réuni pour faire kiffer dans les blocks. Et en décrivant le combat politique mené par Nelson Mandela via le sport dans une Afrique du Sud déchirée par l’apartheid, Clint ne prend pas trop de risques avec Invictus. A part de se faire taxer de démagogie et de racolage, vu qu’il a été accusé de racisme par le passé (on notera au passage que le mot « invictus » peut prêter à confusion pour les plus parano, rappelez vous le faux débat autour de la symbolique du Sol Invictus d’Akhenaton).

Mais bon, le film promet des grands moments, Morgan Freeman est plus crédible en Mandela que Will Smith en Ali, Matt Damon en rugbyman porte-parole de la tolérance a l’air de tenir la route et l’esthétique d’Eatswood devrait rendre le tout aussi digeste qu’un petit biscuit au chocolat avec une Danette, malgré une bande originale un peu trop inspirée par Le Roi Lion.

Et en attendant le 13 janvier 2010 pour être fixé (où la fin de l’année pour les pirates), vous pouvez toujours lire le très intéressant article paru dans le Monde, qui décrit plus en détails les enjeux sportifs et politiques traités dans le film. Avec une mention spéciale aux commentaires où les crétins préfèrent refaire le match France – Afrique du Sud. Où est ma bière?

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Vous allez penser que ce post n’est qu’un prétexte pour faire la promo de mon profil Facebook récemment créé (L’enfant Jaune), et vous n’aurez pas tout à fait tort.

Enfin, si l’on ne tient pas compte du fait que le film racontant l’histoire de Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin, créateurs du site communautaire devenu incontournable, est réalisé par David Fincher (Se7ven), scénarisé par Monsieur Aaron Sorkin (scénariste de l’extraordinaire série West Wing – A la Maison Blanche), produit par Kevin Spacey (Keyser Söze dans Usual Suspects, et si c’est un spoil alors vous êtes un ringard), et interprété par Justin Timberlake (dans le rôle du Président de Facebook).

Bon, à part la dernière info, tout porte à croire que l’adaptation va être intéressante, d’autant plus que la baseline du roman adapté est « Milliardaires par hasard : la création de Facebook, un récit sur le sexe, l’argent, le génie et la trahison ». Tout un programme.

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