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Posts Tagged ‘génie’

Après Gaspard Noé, nouveaux problèmes juridiques pour Kanye West: cette fois ci, c’est la Vache Qui Rit qui porte plainte pour plagiat.

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Quand je suis en galère d’inspiration et que je ne sais plus trop dans quelle direction aller, j’aime bien regarder des vidéos avec des génies. Pour me rappeler qu’il y a des gens plus que brillants sur Terre et qu’en travaillant sans relâche, je pourrai peut être un jour arriver au niveau de leur ongle du petit doigt de pied. Et lorsqu’on parle de génies, impossible de ne pas évoquer le TED, la conférence mondiale annuelle qui a pour but d’améliorer le monde en réunissant les meilleurs membres de l’espèce humaine.

Chaque intervenant présente un projet ou une idée pendant 20 minutes, et le public présent détermine quelle action mérite le soutien de tous les autres participants. Le dernier lauréat en date est JR, qui a reçu le TED Prize il y a quelques jours pour son projet Inside Out et dont le discours d’acceptation m’a donné envie de de pleurer. Aussi bien à cause de la puissance de son oeuvre que de son accent anglais catastrophique, soyons francs.

Mais le discours qui m’a le plus traumatisé et que je regarde régulièrement est celui de JJ Abrams (créateur de la série Lost entre autre) en 2007, qui évoque la boîte de magie que lui a offert son grand père lorsqu’il était enfant. Boîte qu’il n’a jamais osé ouvrir, et qu’il gardera scellée jusqu’à sa mort. Et quand il explique la raison de ce geste avec une intonation de nerd ultra stressé qui prie pour que le calvaire s’arrête rapidement, on a juste envie de se lever et d’applaudir.

Version sous titrée en français si vous cliquez ici

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Banksy a atteint un véritable statut d’icône et reste un personnage fascinant, tant pour ses oeuvres que pour sa capacité à créer des évènements autour de ses réalisations. Et cette annonce eBay, authentique ou pas, en est une nouvelle preuve. Moyennant une centaine de milliers de dollars, une personne peu scrupuleuse se propose de révéler l’identité de Banksy, soit disant découverte en recoupant le montant perçu par l’artiste grâce à la vente de ses oeuvres, et les déclarations d’impôt de milliers d’anglais. Le vendeur cède donc un simple bout de papier sur lequel est inscrit le nom et le prénom du street artist le plus mystérieux et le plus côté à l’heure actuelle, contournant ainsi l’impossibilité de vendre sur eBay des produits non tangibles (ce qui avait valu une première annulation de l’enchère).

Et comme on a l’habitude de s’arracher les cheveux face à la puissance de Banksy, on espère tous que c’est un happening dont il a le secret, un nouveau coup marketing sublime à ajouter à son palmarès déjà impressionnant. Parce que dans le cas contraire, il faut vraiment être stupide pour penser qu’une personne capable de mettre 100 000 dollars pour « acheter » l’identité de Banksy, ne préfèrera pas les investir dans une véritable oeuvre du prodige de Bristol, et qu’il n’aura pas l’intelligence de respecter la démarche de cet artiste majeur.

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Il y a des films comme ça, qui te donnent l’impression que tu es un rebut de l’humanité, la dernière des merdes qui ne sert à rien et que tu n’as aucun talent, pas même celui d’arriver à retranscrire correctement la puissance de l’oeuvre que tu viens de te prendre en pleine tête. Et si en plus tu en enchaînes deux à la suite comme Julien Lepers, prépare toi à déprimer sérieusement. Du genre remise en question existentielle qui peut déboucher sur des changements de vie radicaux, style je me retire dans une montagne pendant 1 an loin de toute civilisation, pour pouvoir revenir et être le meilleur dans ma discipline. Soit dans la danse à cause de « Turn It Loose« , soit dans l’Art à cause de « Exit Through The Gift Shop« .

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J’ai essayé d’écrire un live report sur le concert de Jay-Z à Bercy. J’ai réfléchi, je me suis remis dans l’ambiance du show, j’ai tapé, effacé, modifié, sauvegardé puis effacé définitivement. Parce que je n’ai rien d’intéressant à dire, pas d’analyse pertinente sur le statut quasi-divin attribué à Jigga, pas d’excuse valable à la débilité orgueilleuse de la Sexion d’Assaut, pas le talent de retranscrire avec des mots un live millimétré, et pas le courage de pourrir votre lecture avec 40 citations de phases cultes qu’on se répète tous en boucle depuis hier soir. Et surtout, parce que je n’ai pas envie d’écrire pendant 30 lignes que Jay-Z est un génie absolu et un concentré de cainrisme pur, j’ai toujours du mal à dire des choses gentilles.

Alors clôturons le débat tout de suite, ça sera plus simple: Jay-Z est le meilleur rappeur / entertainer vivant, un point c’est tout. Et quand on sort de l’un de ses concerts, on a tous envie de le regarder comme ça, qu’on le veuille ou non.

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Enfin, je pense plutôt que je présente de légers symptômes d’autisme Asperger depuis mon enfance, et que j’ai appris à les contrôler. C’est en tout cas ce que je me suis dit en regardant « C’est ma vie » samedi dernier, émission type « Confessions Intimes » présentée par Karine Lemarchand sur M6, et dont le thème était l’autisme. Au début, je pensais twitter en direct les phases les plus drôles et surréalistes, comme devant un bon épisode de Pascal le Grand Frère, histoire de rigoler un bon coup avant de sortir manger une coupe Cookie Dough. Mais non.

Parce que le reportage est vraiment bien réalisé et que ces enfants de 7 ans et leurs mères sont super attachants, j’ai eu l’impression de regarder un film qui mériterait bon nombre de récompenses. Si l’on commence par rire des phases d’Alexis qui ne sort jamais sans un déguisement de Superman dans son cartable et veut se construire une machine à voyager dans le temps à force de regarder « Retour vers le Futur », après avoir déjà posé un verrou électronique sur sa porte pour empêcher les gens d’y pénétrer, on se laisse rapidement avoir, aspiré par leur énergie et l’envie de les soutenir dans leurs luttes quotidiennes.

J’avais pensé récupérer la vidéo et la poster en titrant « L’édito de la fin de la semaine », sans rien ajouter de plus, preuve du sentiment de déjà vu et de l’impression de me reconnaître en eux, ou du moins de trouver une réponse plausible à des questions encore en suspens. Quelque part entre le monomaniaque qui ne supporte pas le changement et s’enferme dans des habitudes ridicules, le têtu qui considère l’autisme comme un don, le taciturne incapable de communiquer et comprendre les émotions, l’éternel rêveur trop à l’étroit dans un corps d’enfant mais noyé dans un corps d’adulte. L’esprit ailleurs, le cerveau perdu dans un mélange synesthésique de couleurs et de sensations, comme si tout remontait à la surface, tout ce que j’avais caché dans la cabane sous mon bureau pendant des heures et que je ne confiais qu’à mes figurines à peine articulées. Sentiment heureusement balayé au dernier moment par l’un de ces fou rires qui soulage et désamorce la bombe avant qu’elle n’explose dans les glandes lacrymales. Parce qu’au final, ils ont tort. Tout le monde peut guérir de son enfance.

Pour voir le reportage « Ma maladie, ce monde à part » réalisé pour C’est ma vie, cliquez ici

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Je suis trop équilibré pour être un génie. Je n’ai rien à prouver à un père envahissant, pas d’amour familial à reconquérir par tous les moyens nécessaires, pas d’origines à retrouver, de fierté à donner à des géniteurs inconnus, d’histoire personnelle à surmonter. Je n’ai pas grandi avec une soeur violée sous mes yeux, un frère handicapé nécessitant mon attention permanente, un pote mort le jour de ses 18 ans dans un stupide accident, une mère qui pleure chaque soir en attendant que je rentre avant de venir me chercher au commissariat. Je n’ai pas de père alcoolique qui me fait trinquer, pas d’épouse qui me trompe avec ceux qui prétendent être là pour moi, pas de pages noircies par des textes trop lourds pour rester sur mes côtes. Pas de blessure profonde à soigner à l’abri des regards insistants pour me donner une force inébranlable. Les contrôles de police ne sont pas plus fréquents que pour d’autres, la jalousie maladive n’a pas dissout les liens que j’ai tissé depuis l’enfance, les êtres chers ne sont pas partis avant que je leur dise combien ils comptaient.

Et pourtant je n’ai pas assez de courage pour dire ce que je ressens réellement. Impossible de faire une déclaration franche, même si elle a été répétée des centaines de milliers de fois dans ma tête, que chaque mot et intonation a été soigneusement retenu. Pas non plus d’appel à la paix absolue, de repenti de dernière minute, de bonne conscience opportune qui sauve de n’importe quelle situation délicate. Pas la force de pousser cette porte qui reste fermée, d’étirer mon visage jusqu’au sourire, de donner un point de chute à mon regard. Trop équilibré, mais pas assez pour ne pas se poser de questions continuellement, j’imagine que j’ai trop lu de « What If », caché sous mon bureau. Persuadé que ce que les anglophones appellent « serendipity » a décidé de bousiller ma modeste existence, avec ces invariables 5 secondes de décalage. Trop tôt, trop tard, jamais au bon moment. Et si j’avais raté la chance de ma vie, si j’étais resté assis 5 minutes de plus, se serait elle assise à côté de moi? Pas le courage de descendre du métro avant que les portes ne se referment et nous séparent à jamais, de simplement vous dire bonjour à toi et à ta robe bleue. Il paraît que le manque de courage se compense, que le destin a bon dos, qu’il résout tout sans que l’on ait besoin de faire quoi que ce soit. Heureusement alors.

Parce que je suis trop lâche pour ne pas être un vieux con. A une époque, je trouvais que nos aînés avaient perdu la flamme, qu’ils voulaient être rebelles mais n’avaient plus de combat à mener, que leurs sursauts anarchistes étaient aussi crédibles qu’un mendiant avec toutes ses dents, et que leurs grands principes n’avaient plus d’assise à une époque où l’on dit que le cadeau ne remplace pas le geste, mais où l’on ramène ce qui ne nous plaît pas sans état d’âme, ticket de caisse en main. Je trouvais ça ridicule de les voir courir désespérément après le temps, essayant de capturer ce décalage et cette originalité naturelle des jeunes. Sauf que je me suis retrouvé à leur place sans même m’en apercevoir, aspiré par la facilité, entraîné par le confort, grisé par de maigres réussites qui ne cachent pour la plupart qu’une peur d’aller plus haut. Fier de porter des baskets au bureau, à croire que c’est une victoire qui mérite une admiration infinie. L’esprit cotoneux et poussé à la léthargie, prisonnier volontaire d’une matrice tellement plus confortable que la réalité. Et surtout bien conscient que peu importe ce que nous sommes au fond de nous, nous ne sommes jugés que par nos actes.

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