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Posts Tagged ‘souvenirs’

Les jeans Homecore qui se resserraient avec des élastiques. Les sûrvets brillants rouges. Les polaires Hilfiger jaunes. Les sweats Bullrot avec le logo imprimé, même pas brodé. Les tresses d’O-Dog. Les tresses d’Iverson. Les tresses de Coolio. Les Dada Supreme imitation Nike Shox. Les ensembles en jeans brut RocaWear, taille XXL. Les sacoches Longchamp devant, les sacs à dos Jansport derrière. Les tétines en plastique accrochées à une chaîne. Les traits dans les cheveux. LC Waikiki. Les montres avec fonction calculatrice ou télécommande universelle. Les caches chromés sur les Boosters. Le Tang et les Bamboula. Les cyclistes fluo sous les shorts en coton. Les casquettes Triiad. Les hoodies Wu Tang. Les paires de baskets And1. La couronne de barbe taillée finement. Les bonnets en laine troués comme Usher. Les poignets en éponge assortis à la visière. Les bagues avec une feuille de ganja. Les polos Eden Park. Les peace & love accrochés à une corde maigre en cuir. Les Tam Tam et les Tatoos. Le menu Best Of de McDo avec une VHS de Last Action Hero offerte. Les ensembles Girbaud. Les chemises de baseball. Les mains collantes. Le mulet avec une mèche blonde. Les stickers « 106 Touch ». Les pins parlants, les cartes téléphoniques, les magnets en forme de départements. Les doudounes Nautica. Les T-Shirts courts et larges, assortis au pantalon bouffant recouvert de motifs multicolores. Les pull péruviens. Les petites lunettes de soleil rondes. Les vestes de costumes avec des épaulettes. La mèche en l’air qui tenait avec une tonne de gel. Les doo-rags, bicolores pour les plus inconscients. Les salopettes en jeans. Et surtout, le sentiment grisant d’être intouchable et la conviction profonde de ne jamais avoir honte en vieillissant.

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En ce moment, j’ai trop d’idées en tête. Mon Blackberry regorge de brouillons que je sauvegarde régulièrement par peur qu’ils ne s’effacent, j’ai un nouveau concept toutes les 10 minutes et je m’empêche d’allumer mon ordinateur à 3h du mat’ pour mettre en ligne 5 posts d’affilée. Bon, dans le dernier cas la fatigue aide beaucoup, j’avoue. Alors oui, il y a du bon et du moins bon, mais c’est comme si j’étais constamment sous la douche (ceux qui lisent les éditos depuis le début savent), l’inspiration me tombe dessus et me viole sans crier gare St Lazare (exemple parfait de « moins bon »). Et le problème, c’est que je ne sais pas par où commencer.

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Après avoir travaillé tout l’été comme animateur dans un centre aéré, Pedobear a enfin pu s’offrir un Reflex numérique pour immortaliser ses aventures extraordinaires. Et pour fêter ça, l’ours préféré des enfants a décidé d’assister à l’évènement de l’année qu’il préfère: la rentrée des classes. En exclusivité, voici donc quelques clichés de cette journée mémorable.

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Chaque vendredi c’est la même chose: je regarde les heures passer en me demandant de quoi je vais bien pouvoir parler dans mon édito. Lorsque je cale vraiment, je ressors ma technique durement travaillée quand j’étais gamin, je me fais tout petit en espérant que personne ne me voit et je m’enfuis jusqu’au lundi, en couvrant mes yeux avec mes mains pour être invisible. Mais ça utilise pas mal de chakra et c’est pas très fiable comme subterfuge, donc en général je mets mon casque, je choisis un son que j’écoute en boucle et je cherche un thème. Dans tous les sens. Je guette le moindre bout de fil qui dépasse et je tire dessus, en espérant qu’il me permette de broder un peu. Parfois il casse, parfois il se déroule, impossible de prévoir à l’avance car on ne sait jamais ce que l’on va trouver lorsqu’on regarde à l’intérieur de soi chaque semaine. Et lorsque ce que je vois ne me plait pas, je referme vite derrière en moi en espérant qu’une idée ou un souvenir indésirable n’a pas mis son pied en travers pour coincer la porte. Faudra que je demande à Mr Cobb quelques conseils là dessus d’ailleurs.

Il y a des soirs où c’est presque une punition pour moi, j’angoisse, si je rentre sans avoir écrit un édito mes potes vont me crier dessus, Twitter va se liguer pour m’anéantir et les mails de mécontentement vont s’abattre sur moi en 3D. Alors je cherche encore, et tout ce qui me vient à l’esprit, ce sont toujours les détails. Ma mémoire fonctionne un peu comme un blog: je passe en revue les miniatures, je clique sur « Lire la suite » et tout se déverse dans ma tête. Tout se mélange aussi, un peu comme le Danao artisanal de ma grand mère, qui versait du lait et du jus d’orange dans le même verre et secouait fort, « Qu’est ce qui ya? C’est exactement pareil, bois ». Des souvenirs remplacés par des détails. L’énorme peinture à la main du Silver Surfer (Norin Rad pour les vrais) sur le mur de la chambre de mon oncle, sa minuscule machine à sous qui fonctionnait sans pièces, les escaliers défoncés qui m’arrivaient au genou, les boules de riz blanc grillé que mon grand père formait à la main et qu’on appelait des souris, le meilleur plat du monde. Ca fait longtemps que j’ai pas mangé de souris, ça me manque.

Il y avait aussi les 2h de route pour aller chez mon parrain. Quand t’es jeune, 2h de route c’est le bout du monde, tu prévois toujours des dizaines de livres même si tu sais que tu vas vomir à la deuxième page, et tu ne montes pas à l’arrière sans un sachet de provisions, il en va du bon déroulement de ton expédition. Evidemment, je faisais partie de ceux qui avaient fouetté la moitié des vivres avant le premier péage, question de survie en milieu hostile. En creusant un peu, je reverrai aussi le mini panier de basket (hauteur 1m97, ballon Bulls et Lakers et alley hoop systématique), mais aussi le bol de soupe obligatoire avant la portion de pizza, le gant Cosmocats de mon cousin dont je doute encore de l’existence tellement j’étais jaloux de ne pas pouvoir me déguiser en Starlion moi aussi, le mercredi matin à l’agence, les languettes de baskets découpées comme des trophées, les VHS Dragon Ball, les katanas en bois plein d’échardes, les trous dans les murs bouchés avec du papier et les peluches usées au fond du tiroir. Encore et toujours les détails. On ne sait jamais sur quoi on va tomber lorsqu’on tire un fil mais après tout, chaque détail prend de la valeur quand plus rien n’a de sens.

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