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Posts Tagged ‘quotidien’

Avril 2011. Grâce au nuage radioactif japonais qui n’a pas traversé le ciel français, une nouvelle race de superhéros a vu le jour: des êtres humains ordinaires, qui le sont restés. On rapporte qu’un lycéen parisien est ainsi devenu le 11ème meilleur élève de sa classe, et il y a de fortes chances pour qu’il obtienne son bac à l’âge de 18 ans. Lui ouvrant la voie royale de la faculté, du redoublement en première année et des rattrapages en septembre pour valider sa licence. Dans le sud de la France, un pompier volontaire a vu sa force stagner, lui permettant de faire 25 pompes et 10 tractions après un bon échauffement. Sa corpulence a été modifiée par la surconsommation de bières après le travail, et il serait désormais en mesure d’escalader des murs pas très hauts ou des grillages aux mailles larges. En Bretagne, un retraité serait capable d’ouvrir les portes automatiques en s’approchant d’elles, d’atteindre l’étage supérieur en restant immobile sur un escalator ou encore d’éteindre un micro ondes simplement en le regardant, une fois le minuteur proche de zéro. Suite à une violente migraine provoquée par une colère excessive, il aurait même mis son ordinateur en veille sans le toucher pendant plusieurs minutes.

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Cette semaine, j’ai regardé « Funny People », « Fantastic Mister Fox », « Terminator 2 (Director’s Cut) » et « 500 Jours Ensemble » en Blu-Ray. Résultat: je sais pas si je veux des potes, une meuf ou un robot. Cette semaine j’ai repris le sport, puis j’ai arrêté une nouvelle fois le lendemain. J’ai vu des gens franchir des caps, et d’autres tourner des pages. J’ai regardé un bout du match contre le Brésil, mais pas plus de 15 minutes parce que je devais finir Kane & Lynch 2. D’ailleurs ya eu un bug pendant le générique de fin et je n’ai pas eu le dernier succès, la loose absolue. Cette semaine je me suis rendu compte que j’avais la chance de côtoyer des gens réellement brillants, mais que j’étais souvent en décalage total avec le reste du monde. Et que je ne faisais rien pour y remédier. Cette semaine, j’ai fait un back up de mon téléphone, le truc le plus long du monde, encore plus long qu’épeler entièrement un nom de famille malgache, c’est dire. Cette semaine j’ai acheté un T-Shirt Otaku x Katsuni, reste à savoir si j’assumerai de le porter dans la rue maintenant. J’ai récupéré un nouveau réveil mais je n’arrive toujours pas à me lever. J’ai eu une idée géniale mais je l’ai déjà oubliée. Cette semaine j’ai regardé deux épisodes d’affilée de « Keeping Up With The Kardashian », simplement parce que j’étais hypnotisé par leurs cheveux. Cette semaine, il y a eu un avant, et un après. J’ai vu la détresse et la dignité dans les yeux d’un gars rattrapé par la vie, la peur de ne pas être à la hauteur. Et je m’en suis voulu de ne pas trouver les mots justes. Foutu décalage. Cette semaine j’ai vu Sarah Colette avec des Jordan VI low. Les blanches et bleues. Cette semaine, je n’ai pas pris le temps d’aller voir cette amie seule et enceinte, mais j’ai pris le temps de trier des photos pour un Yellow Carpet. Je devais avoir une bonne excuse j’imagine. Cette semaine, j’ai mangé un bol de céréales au petit déjeuner. J’avais pas fait ça depuis au moins 15 ans, ça m’a rappelé le jour où j’ai découvert les Miel Pops. Cette semaine j’ai eu envie de me lever et de partir sans un mot. Je me suis forcé à lire « Decoded » de Jay-Z mais j’ai encore décroché au milieu d’un chapitre. Je me suis fait draguer comme si on était de retour au collège. J’ai souri à un bébé dans le métro, et sa mère m’a regardé comme si j’étais le fils de Michael Jackson et Véronique Courjault. Cette semaine, j’ai envié ceux qui ne réfléchissent jamais, qui ne se posent pas trop de questions, ceux qui parviennent à se libérer et vivre l’instant présent. Cette semaine, au final, n’était pas vraiment différente des autres je crois.

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N’hésitez pas à transmettre à Dania Ramirez si vous la connaissez

Dania,

Tu dois penser que ma démarche est un peu cavalière, voire grossière, t’appeler par ton prénom et faire le gars à l’aise alors qu’on ne se connait même pas, ya que les crevards pour faire ça, et je n’en suis pas un, contrairement aux apparences. Mais après tout c’est de ta faute, fallait pas être aussi souriante quand les journalistes te prennent en photo, si tu faisais la gueule à chaque fois je me serais dit tout de suite que t’es pas une fille pour moi, je suis déjà suffisamment occupé à essayer de me faire sourire, si en plus je dois amuser une deuxième personne, je vais pas m’en sortir. Et là, tu te dis que je t’ai stalké à mort et que j’ai regardé toutes tes photos sur Google Images, et je suis au regret de te dire que tu n’as pas tort. Même pas honte.

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S’endormir en caleçon avec la fenêtre entrouverte pendant que le soleil devient doux, baver sur le coussin et se réveiller devant le best of du Petit Journal. Rester assis sur un banc à manger une glace, regarder les gens passer, sentir son crâne chauffer et les lunettes fumées glisser à cause du nez qui transpire. Discuter pendant des heures sur les marches en bas de l’immeuble, voir les ados revenir de soirée la chemise déchirée et pleine de vomi, éviter l’arrosage automatique qui s’allume et écouter l’obscurité. Ne pas courir pour sauter dans la rame pendant que la sonnerie retentit, s’asseoir entre les petits vieux et les mamans qui vont au parc en espérant pouvoir respirer un peu pendant que les gosses se roulent dans l’herbe, regarder les stations défiler à travers la vitre sale. Troquer son sac à dos contre des sachets de grands magasins et contre des sacs poubelle pour faire un peu de place, c’est plus possible là. Poser sa tête sur des cuisses en mini short ou un gilet en boule, checker les updates Twitter et valider des commentaires, une canette de Dr Pepper à la main. Manger du pop corn et des M&M’s, sortir de la salle de ciné alors qu’il fait encore jour, débattre pendant des heures pour comprendre qu’au final, la toupie qui tombe ou pas, ce n’est pas le plus important. Regarder la rediffusion d’émissions débiles, celle de 3h du mat’ que personne ne voit, commander des paires de baskets sur un site cainri en écoutant la meilleure histoire d’hospitalisation du monde, reprendre une gorgée de RedBull parce qu’il faut encore qu’on le ramène en voiture avant de rentrer. Finir son édito à 15h, mais attendre un moment avant de le poster parce que ça fait peur de se dire que c’est déjà le weekend. Regarder les heures passer, vivre au ralenti tant qu’on le peut. Septembre est encore loin.

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Dès qu’un artiste tombe et rentre en prison, les rumeurs et fantasmes les plus fous hantent nos esprits: est ce que Booba se prenait vraiment des claques et se faisait appeler JukeBox? Est ce que T.I a balancé tout le monde pour sortir pus tôt? Est ce que Joey Starr s’est fait embrouiller tous les jours? Est ce que les détenus se souvenaient réellement de qui était Da Brat? En tout cas, dans une lettre adressée à ses fans, Lil Wayne lève enfin une partie du mystère qui entoure son quotidien derrière les barreaux.

Les journées de Weezy se suivent et se ressemblent, et son emploi du temps se répète inlassablement jusqu’à sa sortie prévue pour novembre: il se lève vers 11h du mat’, boit un café puis appelle ses enfants et sa mère. Ensuite il va à la douche (pas plus de détails sur ce passage, étrange), lit des lettres de fans, mange, et repasse quelques coups de fil. Ensuite, soit il lit un livre, soit il écrit un peu (en fonction de l’inspiration), jusqu’au diner. Encore un peu au téléphone (je croyais que c’était interdit, non?), quelques pompes pour perpétuer l’image de taulard, puis il écoute ESPN pour pouvoir mettre à jour son blog, il lit la Bible et il s’endort.

En fait pour simplifier, remballez vos mensonges style « Un Prophète » et autre « Dog Pound », la vie en prison quand on s’appelle Lil Wayne, ça ressemble juste à une vie d’étudiant ou de chômeur banal au final.

Pour lire l’intégralité de la 4ème lettre de Lil Wayne adressée à ses fans, cliquez pour (suite…)

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Au même moment, 1 an plus tard. On est encore en été, on recommence à dormir la fenêtre ouverte, à être réveillé par les oiseaux et les petits qui vont à la garderie parce que l’école est fermée, on se demande toujours si on pose des jours en juillet ou en août, où est ce que tu vas toi? Nulle part, ya ceux qui partent, et ceux qui partent pas. Les jupes remontent en même temps que la température, les rues de la capitale se transforment et deviennent plus dangereuses que Diamante K, la peau des autres colle dans le métro, la clim’ est cassée, le ventilateur marche jusqu’à ce que le même connard te dise qu’en fait ça brasse de l’air chaud. Et toi, tu brasses pas du vent peut être? La patience fond à cause du soleil, la saison a été dure, vite courons tous nous entasser sur le même coin de sable gris, ça nous rappellera ce qu’on tente de fuir inlassablement. Faut croire qu’être les uns sur les autres comme sur la ligne 1 un 14 juillet, c’est acceptable si on est en maillot au bord d’une eau mazoutée où même les méduses ne survivent plus. Exemple frappant de migrations urbaines, comme expliqué dans le cahier Passeport du petit frère qui a déjà la tête en colonie comme ses ancêtres pas si lointains, et dont les descendants se déchirent sur une pelouse pour un titre qui sera tout sauf suprême vu le niveau cette année.

Au même moment, 1 an plus tard. On a perdu 2 ans, 2 ans où on était sensé se demander combien on allait donner aux petits pour les étrennes, combien de temps a duré la sieste d’après manger, et combien de semaines on part en septembre prochain, c’est beaucoup mieux de voyager hors vacances scolaires, on est au calme et c’est moins cher. 2 ans après avoir transpiré pendant presque 40 c’est anecdotique, on est plus à ça près, et puis ya des gens qui meurent centenaires maintenant, essayons de nous consoler comme on peut. On regroupe le peu qu’on a réussi à accumuler pour qu’il ne se perde pas, fini les investissements hasardeux et les montages obscurs, on s’est déjà fait avoir une fois par Kerviel. Et une autre fois par Madoff. A qui le tour? Du moment que le transfert ne se fait pas sous l’autorité de Muselin, allongeons nous sur le peu qu’il nous reste, on aura besoin d’un matelas surélevé lorsque nos enfants nous demanderont une caution. Rien ne se perd, les dons c’était bien en 2007, désormais on vide son grenier sur un parking pour récupérer les 10 euros que le voisin a gagné lors de la brocante de dimanche dernier, un circuit fermé où tout le monde tente d’entretenir l’illusion de richesse. Peu importe les voyages et l’évasion, du moment que mon quotidien me convient.

Au même moment, 1 an plus tard. Et dire qu’on pensait ne pas oublier, qu’on a cru que le monde allait s’arrêter de tourner et que la vie aurait du mal à continuer lorsque Michael est mort.

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