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Posts Tagged ‘préoccupation’

Au même moment, 1 an plus tard. On est encore en été, on recommence à dormir la fenêtre ouverte, à être réveillé par les oiseaux et les petits qui vont à la garderie parce que l’école est fermée, on se demande toujours si on pose des jours en juillet ou en août, où est ce que tu vas toi? Nulle part, ya ceux qui partent, et ceux qui partent pas. Les jupes remontent en même temps que la température, les rues de la capitale se transforment et deviennent plus dangereuses que Diamante K, la peau des autres colle dans le métro, la clim’ est cassée, le ventilateur marche jusqu’à ce que le même connard te dise qu’en fait ça brasse de l’air chaud. Et toi, tu brasses pas du vent peut être? La patience fond à cause du soleil, la saison a été dure, vite courons tous nous entasser sur le même coin de sable gris, ça nous rappellera ce qu’on tente de fuir inlassablement. Faut croire qu’être les uns sur les autres comme sur la ligne 1 un 14 juillet, c’est acceptable si on est en maillot au bord d’une eau mazoutée où même les méduses ne survivent plus. Exemple frappant de migrations urbaines, comme expliqué dans le cahier Passeport du petit frère qui a déjà la tête en colonie comme ses ancêtres pas si lointains, et dont les descendants se déchirent sur une pelouse pour un titre qui sera tout sauf suprême vu le niveau cette année.

Au même moment, 1 an plus tard. On a perdu 2 ans, 2 ans où on était sensé se demander combien on allait donner aux petits pour les étrennes, combien de temps a duré la sieste d’après manger, et combien de semaines on part en septembre prochain, c’est beaucoup mieux de voyager hors vacances scolaires, on est au calme et c’est moins cher. 2 ans après avoir transpiré pendant presque 40 c’est anecdotique, on est plus à ça près, et puis ya des gens qui meurent centenaires maintenant, essayons de nous consoler comme on peut. On regroupe le peu qu’on a réussi à accumuler pour qu’il ne se perde pas, fini les investissements hasardeux et les montages obscurs, on s’est déjà fait avoir une fois par Kerviel. Et une autre fois par Madoff. A qui le tour? Du moment que le transfert ne se fait pas sous l’autorité de Muselin, allongeons nous sur le peu qu’il nous reste, on aura besoin d’un matelas surélevé lorsque nos enfants nous demanderont une caution. Rien ne se perd, les dons c’était bien en 2007, désormais on vide son grenier sur un parking pour récupérer les 10 euros que le voisin a gagné lors de la brocante de dimanche dernier, un circuit fermé où tout le monde tente d’entretenir l’illusion de richesse. Peu importe les voyages et l’évasion, du moment que mon quotidien me convient.

Au même moment, 1 an plus tard. Et dire qu’on pensait ne pas oublier, qu’on a cru que le monde allait s’arrêter de tourner et que la vie aurait du mal à continuer lorsque Michael est mort.

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