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Posts Tagged ‘nuit’

Il n’y a que deux choses certaines dans ce monde: la mort et les taxes. Et quand on reçoit sa déclaration d’impôts, il devient facile de penser que les deux sont intimement liées. Il paraît que la mort n’est qu’une étape mais qu’importe, tant que personne n’aura livetwitté ce qu’il se passe une fois que tu as rendu ton dernier souffle, le mystère restera entier. Et la peur aussi. J’ai toujours eu du mal avec la notion de mort, avec l’idée que tout s’arrête d’un coup pour toi alors que le monde poursuit sa rotation inexorable, le groupe avance sans attendre que tu aies fini de refaire ton lacet sur le côté de la route. C’est un peu comme une nuit éternelle passée en boule sous la couette parce que tu redoutes le noir, sans jamais pouvoir trouver la lumière, ni même en avoir conscience. En attendant, je ne trouve pas le sommeil, même si je sais que l’humanité compte plus de morts que de vivants et qu’il faut s’en accommoder.

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Le temps c’est de l’argent, alors si vous voulez passer une soirée avec Jay-Z et vous asseoir entre autre au premier rang du match entre les Knicks et les Nets, il faudra surenchérir et dépenser minimum 42 000 dollars, qui seront reversés à la Stephen Gaynor School. Vous pourrez ainsi lui demander si Bleek est vraiment sur son testament, s’il a déjà trouvé son slogan pour la présidentielle de 2016 et lui renifler le bout des doigts en imaginant Beyoncé. Et si vous en avez rien à foutre de Jay-Z, vous pouvez aussi casser votre PEL pour gagner un diner avec Robert De Niro et Billy Crystal, une rencontre avec Jerry Seinfeld après son show, ou un poster dédicacé par Will Ferrell et Mark Wahlberg. Que du très lourd quoi, autre chose que Les Enfoirés.

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Pas d’introduction, pas de conclusion. Pas de thème, ni de concept, ni d’anecdote ou de nostalgie d’adulescent. Pas même de pluie pour me mettre dans un début d’ambiance, alors que le ciel a bavé sur nos têtes toute la journée, faisant trembler le nubuck de mes Jordans qui détestent sortir dans ces conditions. Comme si tout convergeait pour me convaincre de ne pas poster. Mais l’écriture automatique est la plus forte, le son grésille à travers les haut parleurs, mon dos commence à me rappeler avec un peu trop d’insistance que je suis assis depuis un long moment déjà et que je m’enfonce inexorablement dans le canapé, jusqu’à sentir la structure métallique plier. Les clips défilent et je ne les regarde pas, ces images muettes sensées apporter un peu d’inspiration mais qui ne font que brûler mes rétines fatiguées. Le nombre de twitts non lus augmente péniblement, l’Europe dort, les Etats-Unis sortent en soirée et moi, je mets les deux doigts au fond de la gorge pour me forcer à vomir quelques lignes. J’avais bien une idée soufflée au détour d’une conversation entre deux courants d’air, mais elle est trop complexe à développer. La conclusion était qu’il faut différencier le caractère et le personnage, qu’une vie intérieure peut s’avérer riche et qu’il est préférable de ne pas tout expliquer parfois. Ca aurait pu être bien je crois. Mais je ne le garderai pas pour plus tard, parce que toute la spontanéité aura disparu entre temps. D’ailleurs, vous lirez ces mots en pleine journée, entre une réflexion sur ce nuage gris, un coup de fil pour savoir où et quand on se rejoint et un commentaire sur le Carpet plus bas. Et c’est triste dans le fond, parce que vous aurez raté ma modeste tentative de créer un peu de magie au coeur de la nuit. Il est 4h09 et je dédie cet édito, dont l’odeur est similaire à celle de la première fournée de pains au chocolat dans la fraîcheur de l’aurore, à ceux qui se coucheront tellement tard qu’il sera tôt. Bonne journée.

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Impossible d’y échapper, c’est en une de tous les médias et dans toutes les timelines: le Ramadan a commencé aujourd’hui. Et si vous avez un doute, vous avez qu’à sentir l’haleine de votre collègue de bureau, ça devrait achever de vous convaincre, et vous achever tout court même.

En ces temps de privation alimentaire et de pensées positives, je ne serais pas étonné de constater que durant le prochain mois le nombre de visites sur le blog va exploser après 21h30, une fois le demi-litre de Coca frais et les bricks au thon avalés. C’est donc le moment idéal pour ressortir ma mention fétiche, l’une des inventions dont je suis le plus fier: NSFR – Not Safe For Ramadan, lancée lors du Ramadan de l’année dernière. Histoire de vous prévenir lorsqu’un post est susceptible de briser instantanément votre journée de jeûne, pour quelque raison que ce soit. Même si je reste persuadé que la volonté est plus forte que tout et qu’on peut rigoler sans avoir de mauvaise pensée, tout comme on peut regarder Cuisine Tv sans se jeter sur les gnocchis qui attendent patiemment le coucher du soleil (en théorie).

Enfin bref, comme toujours en matière (délicate) de religion, chacun pose ses propres limites et suit ses interprétations personnelles, et du moment que vous êtes down avec vous mêmes et avec la maison mère, tout roule comme dirait les Roms. En plus avec les conneries de Twilight, les gens qui ne vivent que la nuit sont à la mode, profitez en sans scrupules. Alors ne culpabilisez pas toutes les 2 minutes parce que vous avez avalé votre salive ou que vous avez été poli avec une meuf, continuez de rester la meilleure version de vous-même et faites comme l’équipe de Din Records qui prouve que pieux, cool et nerd sont loin d’être incompatibles (I see you John Sulo et Tiers Monde). Bon courage à ceux qui jeûnent et ceux qui ne jeûnent pas mais supportent les plaintes incessantes, et pour citer un grand philosophe marseillais contemporain, « Les jours sont trop longs ». Ramadan kareem.

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Reçu via BBM: « Je repense à tous ceux qui se plaignaient quand il faisait froid, regarde la chaleur qu’il fait maintenant, si je pouvais je leur cracherais tous à la gueule ». Il fait trop chaud pour écrire. Le clavier me brûle le bout des doigts, le disque dur fait le bruit d’un avion de l’Oceanic Airlines qui se crashe dans la jungle, le navigateur met 8 secondes à afficher une page en flash, la batterie carbonise mes cuisses et me prive de futurs enfants. Le son à fond pour rendre hommage aux heures de gloire de la West Coast, le rire agaçant des couples en terrasse, la fenêtre ouverte sur la dispute des voisins, le T-Shirt collé au dos, le cou suintant, le poignet qui démange à cause de la montre moite, le goût de sang dans la bouche pâteuse malgré les gorgées de Red Bull, c’est trop pour arriver à se concentrer. Et n’espère pas attendre la nuit fraîche pour avoir plus d’inspiration: les potes qui engrainent pour aller boire un verre et pécho de la touriste, la meuf qui râle dès qu’un bout de drap recouvre un demi-centimètre de sa peau, le coloc qui se retape tous les matches de la Coupe du Monde avec des joueurs japonais sur le PSN, le voisin d’en face qui boit une bière en slip, la 3ème douche froide efficace 3min45 seulement, les coups d’oeil à l’horloge pour se rendre compte qu’une heure de plus est passée, une heure de sommeil en moins. Il fait trop chaud pour écrire. Et puis de toute façon, il fait trop chaud pour lire.

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