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Posts Tagged ‘los angeles’

Je fais partie de ces gens qui ont joué au basket en plein air avec « Aint No Fun » à fond avant de mettre des Tims et de se briser le cou sur du Wu Tang, malgré leur mise en garde. J’ai longtemps préféré l’été à l’hiver, les mélodies faciles, les barbecues fantasmés et les bandanas qui dépassent de la poche, les 40 oz et les Daytons dorées, l’impression que la mort est plus douce au soleil. Je dessinais des pattes de chien sur chaque page de mon agenda, je rêvais d’un AK-47 tatoué sur le torse et je regardais les chapeaux melon sur la Redoute, persuadé que tout le monde serait jaloux de mon style. Et surtout, j’étais convaincu de maîtriser les couplets de « Regulate » et de chanter exactement comme Nate Dogg, if you smoke like I smoke, then you high like everyday.

Hier encore, il n’était qu’un chanteur devenu muet, dont on se moquait comme de Christopher Reeve dans les rares moments où on repensait à lui, trop occupés à encore fêter la disparition de Biggie. Loin des oreilles, loin du coeur, jusqu’à ce que les Internets se transforment en mémorial numérique où tous comparent leur connaissance de la discographie de Nate Dogg dans un concours de kilobits qui frise l’indécence. Sans son décès aujourd’hui je n’aurais pas réécouté ses morceaux dont ce remix extraordinaire de « Regulate » avec Michael McDonald que je n’avais que sur cassette, je ne me serais pas souvenu des filets en fer sur les paniers métalliques, des Fila Grant Hill et des 306 cabriolets vertes, qui nous transportaient en un clin d’oeil sur Crenshaw Boulevard. Alors plutôt que de pleurer sa mort et d’enterrer avec lui la naïveté de mon premier amour, je préfère me dire qu’il a pris exemple sur Malabar et Groquik, et qu’il est parti en vacances sur une île lointaine. Remplie de palmiers, de filles en monokinis et d’herbe bien verte. Après tout, il doit bien exister un paradis pour les gangstas.

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Prévue pour novembre, cette version soit disant améliorée des Huaraches montantes me donne envie de casser mon écran. Entre le gros swoosh dégueulasse sur le talon, le scratch en plastique grossier et la semelle qui ressemble à une mâchoire de dinosaure, je ne comprends pas ce qu’ont voulu faire les designers de chez Nike. Surtout que le modèle de base était tout simplement parfait, au point de nous forcer à lâcher 200 dollars dans une obscure boutique de Los Angeles à l’époque. Ca me fend le coeur de les voir manquer de respect à ce point à un modèle que j’ai chéri de tout mon être.

Pour voir plus de photos des Nike Zoom Huarache Trainer (même le nom est naze), vous pouvez cliquer pour (suite…)

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*Ceci est un post sponsorisé* Si vous pensez qu’engager Jay-Z et Eminem pour faire la promo d’un jeu video musical était une bonne idée, alors vous n’avez rien compris. Ce que le peuple désire, c’est se briser la voix en hurlant « queee jeee t’aimeuuuh » devant sa télé, c’est porter un perfecto dont les rivets strassés forment un aigle, c’est déchirer son débardeur Ed Hardy pour allumer le feu (oui, le textile de merde utilisé par Audigier est très inflammable). Ce que la foule réclame, c’est U-Sing édition Johnny Hallyday sur Wii.

Pour mieux vous aider à évacuer ce que vous avez en vous de Tennessee, l’édition collector est livrée avec un anus artificiel, mais aussi une hanche en titane, un bébé viet namien et 2 micros, pour interpréter les plus grands tubes du rocker (La musique que j’aime, Marie, Noir c’est noir, Requiem pour un fou, Sang pour sang, Le pénitencier…). Plusieurs modes de jeu sont disponibles (Battle ou Duo, selon votre niveau de complicité avec votre fils), ainsi que 3 niveaux de difficulté (Olympia, Stade de France et Hôpital de Los Angeles). Par contre, le seul accessoire indispensable qui n’est pas livré avec le jeu, c’est l’envie d’avoir envie d’y jouer.

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C’est vrai quoi, pas l’ombre d’un nouveau morceau, et encore moins d’un album. Les sessions studio à LA avec Tricky et The-Dream, rangées au fond du tiroir. En moins de 6 ans de carrière, Ciara serait-elle devenue l’une de ces têtes qu’on voit partout, sans se rappeler pourquoi on la connaissait à la base?

En même temps, quand elle s’enflamme sur Twitter à se prendre pour une basketteuse et à se donner des surnoms ridicules (CeBron Flames, Cordan), qu’elle devient plus maigre qu’un haïtien et qu’elle se balade dans la rue avec son chien en donnant l’impression qu’elle cherche désespérément une dose de crack, ça n’améliore pas son image. Et même quand elle fait des efforts, son corps trop anguleux fait plus kiffer comme avant (enfin, elle fait encore un peu kiffer hein, on se comprend). Allez, prends ta retraite officielle, qu’on soit fixés une bonne fois pour toutes.

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Surement inspirés par le succès commercial du long métrage Les Lascars en France (hein? comment ça chauvin?), Ice Cube et Image Entertainment ont décidés de lancer « Friday: Animated Series« , adaptation animée des films cultes « Friday », « Next Friday », « Friday After Next » et le futur « Last Friday Before Next Friday First ».

Et même si Cube ne doublera pas Craig, son personnage fétiche, les épisodes devraient reprendre la trame principale et l’univers des films, entre galères, vannes et quotidien dans les rues de South Central. Reste à voir si la version dessinée de Friday convaincra, et ne sera pas écrasée par les cultissimes Boondocks.

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Qui a dit qu’on ne pouvait pas être ghetto et raffiné? Pour les fans de la marque au revolver qui aiment que leur petit chez soi sente toujours l’odeur délicate d’un concept store, Crooks & Castles propose une série de bâtons d’encens aux couleurs et senteurs (trois différentes) de la marque, et en profite au passage pour la jouer sobre avec la boîte, en nous évitant le fameux visuel de la méduse avec un bandana de gangster. Peut être pour un prochain pschiiit pour WC?

Disponible uniquement dans le shop Crooks & Castles de Los Angeles.

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Encore une appli pour iPhone qui devrait vous amuser pendant moins de 15 minutes, avant de rejoindre votre cimetière d’icônes inutilisées. Développée par Snoop Dogg et vendue 0,99 dollars, iFizzle regroupe des news et 16 phrases cultes du rappeur canin fan de weed, que vous pourrez lancer d’une simple pression sur l’écran chaque fois que vous serez d’accord avec une bonne blague (Fo shizzle my nizzle) ou que vous voudrez vous afficher en public. Comble du chic, Joe Cool lui même a dessiné l’interface de l’appli, en reprenant le graphisme qu’il avait utilisé pour la pochette de Doggystyle.

Il y a 15 ans, ça aurait été la grande classe mais aujourd’hui, que celui qui pense que Snoop a une image encore crédible et potable me jette la première pierre (et je ne m’adresse pas aux fans de Christian Audigier). En tout cas, si j’avais iFizzle sous la main, j’aurai appuyé sur « I Got My Mind on My Money and My Money On My Mind », ça aurait été de circonstance.

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