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Posts Tagged ‘histoire’

Il n’aura pas fallu attendre 2012 pour que mon monde touche à sa fin. La lumière jaune disparait lentement, et je profite de chaque instant. Ma courte vie s’agite devant mes yeux sans lunettes 3D, et mon esprit vagabonde d’un moment à un autre. Cette phase de Mobb Deep résonne dans ma tête, « I’m only 19 but my mind is older », et je souris. J’ai combattu des militaires américains, livré des batailles sans fin contre des chevaliers en armure d’or, terrassé des ninjas au corps élastique, piloté des motos-hélicoptères et pris d’assaut des vaisseaux extraterrestres. Fut un temps où je franchissais des kilomètres d’un seul bond, où ma voiture roulait sur les murs, où je pouvais rester immobile sous l’eau pendant des heures, où chacun de mes tirs était fatal. Je me suis roulé dans la poussière, caché sous des brindilles d’herbe, protégé derrière une boîte à chaussure. J’ai voyagé aux quatre coins du globe dans ce sac à dos usé, confortablement installé toujours à la même place, devinant les paysages à travers la fermeture éclair entrouverte. J’ai survécu à une amputation de la jambe et aux vis dans le genou, à l’arrivée d’ennemis électroniques, j’ai enterré de mes mains mes frères dans un cimetière de cartons humides. Les dernières années de ma vie ont été plus paisibles, le repos du guerrier, trônant fièrement sur un vieil écran cathodique, engagé dans une ultime bataille contre la poussière. C’est toujours difficile de déterminer quand il est temps de fermer un tiroir, mais je crois que le moment venu, on le sent au fond de ses tripes. La lassitude a eu raison de moi, et l’envie de rejoindre les miens a remplacé la fierté qui permet au dernier survivant de rester debout. J’ai compris qu’à l’intérieur de ce tiroir refermé, ce n’était pas l’oubli qui m’attendait, mais l’immortalité. Parce qu’après tout, les choses n’ont que l’importance qu’on leur accorde.

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Les fêtes de fin d’année sont toujours l’occasion de passer un peu de temps avec la famille qu’on ne voit pas souvent et en ce qui me concerne, de se souvenir des 30 ans de mon oncle où on a passé la soirée à jeter du papier toilette mouillé par dessus la porte des WC pendant que les gens vomissaient, ou encore de la maison du voisin repeinte en vert avec une bande de 1m10 de haut (on était pas plus grands que ça). C’est aussi le moment privilégié pour essayer de trier toutes les conneries que j’entasse dans ma chambre d’ado parce que ça ne rentre pas dans mon studio actuel et parce que je ne veux surtout rien jeter, pas même ce vieil agenda L’Etudiant rouge qui témoigne d’un glorieux passé de dessinateur. Et en fouillant dans cette masse difforme, je suis tombé sur des dossiers incroyables du genre à faire exploser les stats de WikiLeaks, dont un sublime texte que j’ai écrit alors que j’avais même pas 10 ans et que je me suis fait un plaisir de recopier sans aucune modification, afin de le commenter. Je pense que ça méritait bien cet honneur.

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Deuxième partie de ma sélection 2010, qui reprend mes posts préférés de l’année. Je sais que c’est complètement prétentieux de ma part de faire une rétrospective, mais je me dis que vous êtes sûrement passé à côté de certains d’entre eux, et si ce n’est pas le cas peut être que vous sourirez en les redécouvrant. Et aussi parce que je suis en vacances et que j’ai la flemme de poster des nouveaux trucs, j’ai les mains prises entre le foie gras et les macarons Mogador. Outre les posts NSFR, j’avais envie de revenir sur des rubriques (plus ou moins) régulières que j’ai essayé de mettre en place cette année, et qui devraient pour certaines faire leur retour en 2011 (I see you DRC). Enfin, avant que « Detox » ne soit dans les bacs en tout cas.

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J’ai toujours aimé m’asseoir et regarder les gens passer. Un spectacle perpétuel où des centaines d’existences se croisent sans se rencontrer, une somme de destins et d’histoires qui se côtoient, chacun dans son périmètre vital de sécurité. Certains se reverront peut être sans savoir qu’ils se sont frôlés des dizaines de fois, des inconnus se souriront à force de se retrouver collés l’un à l’autre chaque matin dans la même rame, d’autres se rateront pour toujours. Je me demande toujours quelle est la vérité derrière les apparences, qu’est ce qui se cache au fond, dans les recoins les plus secrets de chacun. Dexter appelle ça le dark passenger, d’autres appellent ça le jardin secret ou encore la boîte. Car tu ne sais jamais à qui tu parles au final, quelles sont ses pensées profondes et quelle incidence aura la moindre interaction.

Il y a ce couple qui semble heureux, elle lui tient le bras et cale ses pas sur les siens, mais peut être qu’il l’a frappée la semaine dernière et qu’il la trompera demain, comme ces 6 derniers mois, et elle restera parce qu’elle pense encore qu’il peut changer. Il y a cette fille qui marche et sourit en tapant un message sur son Blackberry. J’imagine à qui elle écrit, si c’est son petit ami, son ex ou son prochain, si elle lui dit qu’elle l’aime ou qu’elle a juste envie de lui tout de suite, ou si c’est une copine à qui elle raconte qu’il lui a envoyé un message hier soir, d’après toi ça veut dire quoi? Elle répond peut être à un BBM de sa mère pour lui dire qu’elle rentrera tard, ou qu’elle a enfin eu son augmentation. Et cette équipe de gars qui descend d’un gros bolide au loin, pour certains ils sont de potentiels agresseurs, pour d’autres ils sont des frères ou des pères. Sous les capuches se cachent parfois des chefs d’entreprise, des professeurs, des braqueurs, des artistes ou des employés modèles. Comment le deviner? J’aimerais être comme Bruce Willis dans « Incassable », connaître l’histoire d’une personne en la touchant, savoir ce qui la fait pleurer le soir, ce qui lui donne envie de se lever le matin, ce qui se dissimule derrière ses silences et quels sont les moments qui ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui.

Dans ce bloc compact, il y en a qui vont mourir dans les prochains jours, d’autres qui vont sauver des vies, il y en a même qui auront probablement une incidence indirecte sur ma vie à un moment ou à un autre, le fameux effet papillon. Mais pour l’heure, ils ne sont que des figurants qui traversent mon théâtre, une toile de fond à laquelle on ne s’intéresse que lorsqu’elle se déchire et entraîne la collision. Et si chacun n’est qu’un figurant pour l’autre, il n’en reste pas moins que nous sommes tous le premier rôle de quelqu’un. Pour une seconde, un an, une vie, parfois sans le savoir, sans le vouloir ou l’espérer. Et immobile au milieu de ce mouvement ininterrompu, il y a ce gars, seul, assis en face de moi, qui observe les gens et me dévisage du coin de l’oeil. J’imagine que lui aussi réfléchit, et se demande ce qui se cache derrière mon écharpe.

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Il y a des films comme ça, qui te donnent l’impression que tu es un rebut de l’humanité, la dernière des merdes qui ne sert à rien et que tu n’as aucun talent, pas même celui d’arriver à retranscrire correctement la puissance de l’oeuvre que tu viens de te prendre en pleine tête. Et si en plus tu en enchaînes deux à la suite comme Julien Lepers, prépare toi à déprimer sérieusement. Du genre remise en question existentielle qui peut déboucher sur des changements de vie radicaux, style je me retire dans une montagne pendant 1 an loin de toute civilisation, pour pouvoir revenir et être le meilleur dans ma discipline. Soit dans la danse à cause de « Turn It Loose« , soit dans l’Art à cause de « Exit Through The Gift Shop« .

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Il y a des légendes urbaines qui ont la peau dure. Quand j’étais plus jeune, c’était celle des rats qui avaient pissé sur un stock de canettes de Coca dans une usine, ce qui avait pour effet d’entraîner ta mort immédiate et dans d’atroces souffrances si tu avais le malheur de porter le récipient contaminé à tes lèvres pour te désaltérer.

Ya aussi eu la phase des mille pattes frits dans les Big Mac, celle du mec mystérieux qui prévient la soeur de la cousine de ton meilleur pote (sa cousine donc) de pas prendre le métro demain parce qu’une bombe va exploser, celle du gars avec des pieds de bouc qui traîne près des rivières au bled, ou encore celle des touristes enlevés sur le parking d’EuroDisney qui se réveillent dans une voiture avec un rein en moins.

Et dans les prochaines années, à cause de cette famille anglaise qui a trouvé une souris morte dans son sachet de pain de mie, vous devrez en rajouter une nouvelle à la liste. Vous pouvez déjà commencer à préparer vos meilleures blagues sur le pain surprise et le pain complet.

Via

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Je ne suis pas un grand fan de Proof, je ne connais pas très bien les histoires cultes de D-12 et je serais incapable de reconnaître la voix de Kuniva (pour le ventre de Bizarre par contre, aucun problème), mais comme on dit, quand la légende devient plus belle que l’histoire, imprimez la légende. Et la mixtape « Time A Tell » enregistrée en 24h et 2 mois seulement avec que Proof soit abattu devant un club de Detroit, a tout pour être légendaire.

Annoncée un temps puis complètement enterrée à cause des querelles sans fin des ayants droit de Proof qui se disputaient ses quelques milliers de dollars durement engrangés en tant que backer officiel d’Eminem, la mixtape a finalement refait surface et magie d’Internet oblige, elle est en téléchargement gratuit. Histoire de rendre un dernier hommage à celui sans qui le Slim Shady n’aurait jamais existé si l’on en croit le discours d’Eminem à son enterrement. Mais bon, c’est sûrement une légende de plus.

Pour télécharger la mixtape gratuite de Proof « Time A Tell », cliquez ici

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