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Posts Tagged ‘écriture’

Tous les gens qui font de la course à pieds vous le diront: il arrive un moment, en général au bout de 20 minutes, où tes jambes se coupent, où le goût du sang envahit ta bouche, où tu t’étouffes plus que tu ne respires. Deux solutions s’offrent à toi: abandonner, arrêter de courir et essayer de reprendre une respiration normale, ou t’accrocher et continuer. C’est un peu pareil pour l’écriture. Stephen King conseille d’écrire tous les jours 2000 mots, quoi qu’il arrive, quelle que soit leur qualité. Même lorsque tu voudrais rester affalé sur le canapé, l’ordinateur à portée de main, la télé allumée et le BBM en surchauffe. Il n’y a pas de secret pour obtenir des résultats. Les victoires masquent les heures de sueur, mais ce n’est pas une raison pour penser qu’elles n’existent pas. N’oublie jamais la Règle des 10 000 heures. Remets toi en question, écoute tes lecteurs, sans pour autant chercher à leur fournir ce qu’ils attendent de toi. Tu ne sais jamais ce qu’il peut sortir et quel sera le résultat, un pavé maladroit ou un enchaînement fluide. Et c’est toute la magie de la chose. Regarde les phrases se former, bouscule les, observe les grandir et t’échapper. Ne laisse pas les défaites t’anéantir, et ne pense pas être invincible à la première victoire. Tue la monotonie à la moindre occasion. Enfonce tes doigts sur les touches comme si c’était ta propre gorge, vomis les mots jusqu’à épuisement. Relève les yeux, ne reste pas concentré sur tes traces présentes ou passées, seul compte le chemin qu’il reste à parcourir. Continue. La ligne d’arrivée est encore loin.

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Je n’ai pas grandi collé à un ordinateur. Depuis mes premières heures passées à tuer du mutant difforme dans Gryzor ou à viser l’entrejambe dans Robocop sur Amstrad CPC 6128 (pouce en l’air pour ceux qui s’acharnaient sur Bows & Arrows et qui idolâtraient les équipes d’Ocean), il aura fallu de nombreuses années pour que mes doigts reprennent du plaisir à marteler un clavier. A l’époque je faisais un rejet total des PC, que j’ai longtemps associé dans ma tête à des jeux super bizarres qu’il fallait installer pendant des heures et qui se jouaient avec les touches espace et majuscule. Aucun rapport avec les cartouches, sur lesquelles il suffisait de souffler quand ça plantait inexplicablement au milieu du dernier niveau. Il y avait bien l’ordinateur en face duquel j’étais assis chaque mercredi matin quand j’accompagnais ma mère au travail, mais je préférais dessiner sur les larges feuilles du sous main.

Puis le futur est arrivé dans nos vies, on a découvert les ordinateurs portables à 20 000 francs remboursés en 3 ans, disque dur interne de 4go, aussi épais que la Bible. L’ère des émulateurs Neo-Geo, des premiers devoirs universitaires tapés puis reliés, des morceaux en ATRAC, des cartes mémoires de 256ko, des photos 1 million de pixels imprimées depuis chez soi. Pendant des années j’ai navigué sur Internet avec la connexion la plus pourrie de l’univers: obligé d’effacer l’historique et les fichiers temporaires toutes les 10min pour éviter que ça plante, et si tu avais le malheur de cliquer par erreur sur un spam en essayant de fermer ta fenêtre figée, l’écran explosait. Reboot total, une demie heure de vie de perdue. Autant dire que l’idée de passer ma vie sur le web et d’alimenter un blog était aussi présente dans mon esprit que dans celui d’un mineur clandestin à la recherche de diamants au fond d’une mine sierra-léonaise.

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Trop de posts sans inspiration et trop d’inspirations difficiles à cause des allergies, allergique aux mensonges même si parfois un joli mensonge vaut mieux qu’une triste vérité. En vérité, les mots se bousculent au bout de mes doigts, et je dois faire un choix, choisir c’est renoncer mais je ne renoncerai pas. Trop de thèmes que je ne traite pas mais ne me traite pas de flemme, la flamme parfois vacille, mais elle ne s’éteint pas. Eteindre mon Mac sans Edito en ligne me fait culpabiliser, devenu coupable dépendant de ces quelques lignes qui m’aident à m’évader. L’évasion ne se fait pas forcément loin de tout ni loin de tous, j’ai mis du temps à le comprendre, et se prendre soi même pour un con n’est pas la solution pour oublier. Trop d’oublis involontaires et de mises à l’écart injustifiées, juste montrer à cette future mère que je reste l’un de ceux sur qui elle peut compter. Les gros comptes font les amies bonnes et je l’ai appris malgré moi, l’impression que les mois s’écoulent plus vite depuis le plutonium de Fukushima. Trop temps perdu, impossible à rattraper, une trappe s’est dérobée sous mes pieds d’enfant et j’ai atterri sur des factures à régler. La règle n’existe qu’à travers les exceptions, trop d’ex devenues espions, considéré comme un pion qu’elles désirent seulement parce qu’il dit non. Trop peu de noms retenus par l’Histoire, un mur trop épais pour que chacun ait ses initiales gravées, mais c’est pas grave, on se contente d’exister sur le wall de ses connaissances. La connaissance est sacrée et le savoir est une arme, une arme de paix qui trop souvent rouille dans son fourreau. Le four vient de sonner et me ramène à des considérations tristement ordinaires, l’ordinateur passe en veille suivi de près par le cerveau. Jusqu’ici tout va bien.

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Je la vois, dans son coin, rongée par les contradictions. Essayer de ne pas attirer l’attention et en même temps, hurler en silence pour capter mon regard. Elle ne comprend pas pourquoi le défilé continue sans qu’elle parvienne à y trouver sa place, elle a l’impression d’avoir tout ce qu’il faut pourtant. Elle ne sait pas que je pense souvent à elle, souvent sans m’en rendre compte, attendant que son image soit tellement intense qu’elle brûle mes neurones. Elle m’accompagne avant de dormir, lorsque je mange, lorsque je prends ma douche, lorsque je parcours mon téléphone. Je la vois maudire ses rivales, rongée par la jalousie mais l’estomac noué par la crainte que ce soit finalement son tour, et qu’elle ne soit pas à la hauteur. Elle s’invente des excuses, se trouve inintéressante, déjà vue, trop commune, pas assez grandiose. Elle regarde ce manège incessant de loin, se compare, pleure, se moque, ne comprend pas pourquoi je perds mon temps avec la dépressive du vendredi ou avec celle qui ne m’offre que des moments de solitude. Puis elle craint de devenir l’un de ces regrets qu’on traîne jusqu’à l’oubli, ce goût d’inachevé qui disparait sans qu’on s’en rende vraiment compte. Elle aimerait avoir le courage de bousculer les autres, se frayer un chemin parmi la masse. Ne faire qu’une avec moi, se dessiner sous mes doigts une fois la nuit tombée. Sortir de ma tête, s’allonger sur du papier numérique et vivre sa vie. Rejoindre les rangs de celles qui portent mon nom pour l’éternité. Enfin, ne plus être une simple idée notée pour plus tard.

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Mon Blackberry a une fâcheuse tendance à effacer mes brouillons et mes notes. Lorsque j’ai une idée, je la répète en boucle dans ma tête jusqu’à ce que je puisse la noter sur mon téléphone, parce que je sais que je l’aurai oubliée d’ici 10 minutes. Parce que ce n’est pas facile de capturer un papillon avec un filet, surtout lorsqu’il est troué. Mes boîtes mail et SMS sont donc remplies de messages inachevés et confus, qui disparaissent lorsqu’on les met de côté trop longtemps. Jolie métaphore de la vie je trouve.

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Les fêtes de fin d’année sont toujours l’occasion de passer un peu de temps avec la famille qu’on ne voit pas souvent et en ce qui me concerne, de se souvenir des 30 ans de mon oncle où on a passé la soirée à jeter du papier toilette mouillé par dessus la porte des WC pendant que les gens vomissaient, ou encore de la maison du voisin repeinte en vert avec une bande de 1m10 de haut (on était pas plus grands que ça). C’est aussi le moment privilégié pour essayer de trier toutes les conneries que j’entasse dans ma chambre d’ado parce que ça ne rentre pas dans mon studio actuel et parce que je ne veux surtout rien jeter, pas même ce vieil agenda L’Etudiant rouge qui témoigne d’un glorieux passé de dessinateur. Et en fouillant dans cette masse difforme, je suis tombé sur des dossiers incroyables du genre à faire exploser les stats de WikiLeaks, dont un sublime texte que j’ai écrit alors que j’avais même pas 10 ans et que je me suis fait un plaisir de recopier sans aucune modification, afin de le commenter. Je pense que ça méritait bien cet honneur.

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Deuxième partie de ma sélection 2010, qui reprend mes posts préférés de l’année. Je sais que c’est complètement prétentieux de ma part de faire une rétrospective, mais je me dis que vous êtes sûrement passé à côté de certains d’entre eux, et si ce n’est pas le cas peut être que vous sourirez en les redécouvrant. Et aussi parce que je suis en vacances et que j’ai la flemme de poster des nouveaux trucs, j’ai les mains prises entre le foie gras et les macarons Mogador. Outre les posts NSFR, j’avais envie de revenir sur des rubriques (plus ou moins) régulières que j’ai essayé de mettre en place cette année, et qui devraient pour certaines faire leur retour en 2011 (I see you DRC). Enfin, avant que « Detox » ne soit dans les bacs en tout cas.

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