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Posts Tagged ‘compton’

Je fais partie de ces gens qui ont joué au basket en plein air avec « Aint No Fun » à fond avant de mettre des Tims et de se briser le cou sur du Wu Tang, malgré leur mise en garde. J’ai longtemps préféré l’été à l’hiver, les mélodies faciles, les barbecues fantasmés et les bandanas qui dépassent de la poche, les 40 oz et les Daytons dorées, l’impression que la mort est plus douce au soleil. Je dessinais des pattes de chien sur chaque page de mon agenda, je rêvais d’un AK-47 tatoué sur le torse et je regardais les chapeaux melon sur la Redoute, persuadé que tout le monde serait jaloux de mon style. Et surtout, j’étais convaincu de maîtriser les couplets de « Regulate » et de chanter exactement comme Nate Dogg, if you smoke like I smoke, then you high like everyday.

Hier encore, il n’était qu’un chanteur devenu muet, dont on se moquait comme de Christopher Reeve dans les rares moments où on repensait à lui, trop occupés à encore fêter la disparition de Biggie. Loin des oreilles, loin du coeur, jusqu’à ce que les Internets se transforment en mémorial numérique où tous comparent leur connaissance de la discographie de Nate Dogg dans un concours de kilobits qui frise l’indécence. Sans son décès aujourd’hui je n’aurais pas réécouté ses morceaux dont ce remix extraordinaire de « Regulate » avec Michael McDonald que je n’avais que sur cassette, je ne me serais pas souvenu des filets en fer sur les paniers métalliques, des Fila Grant Hill et des 306 cabriolets vertes, qui nous transportaient en un clin d’oeil sur Crenshaw Boulevard. Alors plutôt que de pleurer sa mort et d’enterrer avec lui la naïveté de mon premier amour, je préfère me dire qu’il a pris exemple sur Malabar et Groquik, et qu’il est parti en vacances sur une île lointaine. Remplie de palmiers, de filles en monokinis et d’herbe bien verte. Après tout, il doit bien exister un paradis pour les gangstas.

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En exclusivité lors des BET Awards, Eminem a dévoilé son prochain grand rôle au cinéma: « B-Rabbit chez les Zombies ».

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Les cainris en veulent toujours plus. Parce qu’ils sont élevés avec des biberons remplis à l’entertainment et au business, ils ne s’arrêtent jamais et multiplient les casquettes diverses. De dealer, ils veulent devenir rappeur, de rappeur, ils veulent devenir n’importe quoi. Entre ceux qui nourrissent l’espoir irréaliste de se transformer en hommes d’affaires (faites pas vos Donald Trump les gars) et ceux qui se tournent vers des domaines artistiques autres que le rap, on va pas s’en sortir. Alors en attendant de voir un jour des sportifs faire le chemin inverse et tenter une carrière musicale (la bonne blague), voici 5 rappeurs qui se prennent un peu trop pour des acteurs.

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Encore une appli pour iPhone qui devrait vous amuser pendant moins de 15 minutes, avant de rejoindre votre cimetière d’icônes inutilisées. Développée par Snoop Dogg et vendue 0,99 dollars, iFizzle regroupe des news et 16 phrases cultes du rappeur canin fan de weed, que vous pourrez lancer d’une simple pression sur l’écran chaque fois que vous serez d’accord avec une bonne blague (Fo shizzle my nizzle) ou que vous voudrez vous afficher en public. Comble du chic, Joe Cool lui même a dessiné l’interface de l’appli, en reprenant le graphisme qu’il avait utilisé pour la pochette de Doggystyle.

Il y a 15 ans, ça aurait été la grande classe mais aujourd’hui, que celui qui pense que Snoop a une image encore crédible et potable me jette la première pierre (et je ne m’adresse pas aux fans de Christian Audigier). En tout cas, si j’avais iFizzle sous la main, j’aurai appuyé sur « I Got My Mind on My Money and My Money On My Mind », ça aurait été de circonstance.

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