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Je n’ai jamais réussi à terminer un Rubik’s Cube. Enfin, sauf la fois où j’ai décollé des carrés de couleur pour les replacer sur les faces incomplètes mais ça compte pas, on a tous fait ça à un moment donné de sa vie pour ne pas sentir totalement débile et impuissant face à cet objet démoniaque. Alors ces histoires de championnat de France et d’australien de 16 ans qui recompose le cube en 6.65 secondes, ça reste un truc incompréhensible pour moi, comme si Van Damme parlait avec le gitan dans Snatch.

Pire, il y a ceux à qui l’on donne un cube mélangé 25 fois par un membre du jury, et qui le terminent les yeux bandés en 10 minutes seulement. Inimaginable, d’autant plus que la récompense pour cette prouesse autrement plus difficile que répondre aux questions de Nagui est un misérable chèque de 300 euros. Une somme dérisoire qui ne paiera même pas le traitement pour soigner cette vilaine peau, qui semble être commune à tous les participants. Non je ne suis pas méchant, je suis juste super jaloux, j’avoue.


Sortie prévue en juin 2054, s’il est pas encore décalé.

Les jeans Homecore qui se resserraient avec des élastiques. Les sûrvets brillants rouges. Les polaires Hilfiger jaunes. Les sweats Bullrot avec le logo imprimé, même pas brodé. Les tresses d’O-Dog. Les tresses d’Iverson. Les tresses de Coolio. Les Dada Supreme imitation Nike Shox. Les ensembles en jeans brut RocaWear, taille XXL. Les sacoches Longchamp devant, les sacs à dos Jansport derrière. Les tétines en plastique accrochées à une chaîne. Les traits dans les cheveux. LC Waikiki. Les montres avec fonction calculatrice ou télécommande universelle. Les caches chromés sur les Boosters. Le Tang et les Bamboula. Les cyclistes fluo sous les shorts en coton. Les casquettes Triiad. Les hoodies Wu Tang. Les paires de baskets And1. La couronne de barbe taillée finement. Les bonnets en laine troués comme Usher. Les poignets en éponge assortis à la visière. Les bagues avec une feuille de ganja. Les polos Eden Park. Les peace & love accrochés à une corde maigre en cuir. Les Tam Tam et les Tatoos. Le menu Best Of de McDo avec une VHS de Last Action Hero offerte. Les ensembles Girbaud. Les chemises de baseball. Les mains collantes. Le mulet avec une mèche blonde. Les stickers « 106 Touch ». Les pins parlants, les cartes téléphoniques, les magnets en forme de départements. Les doudounes Nautica. Les T-Shirts courts et larges, assortis au pantalon bouffant recouvert de motifs multicolores. Les pull péruviens. Les petites lunettes de soleil rondes. Les vestes de costumes avec des épaulettes. La mèche en l’air qui tenait avec une tonne de gel. Les doo-rags, bicolores pour les plus inconscients. Les salopettes en jeans. Et surtout, le sentiment grisant d’être intouchable et la conviction profonde de ne jamais avoir honte en vieillissant.

Fuuuuuusion

Morgan Freeman + un Troll = Tiny (l’épouse de T.I)

J’ai téléchargé un test de QI il y a deux semaines. J’ai toujours pas osé le faire. Ce n’est pas tant la peur du résultat en lui même qui me freine, mais plus ce qu’il risque d’impliquer. Tant que je ne sais pas, je n’y pense pas, je ne m’identifie ni à Minus ni à Cortex. Imaginons que j’ai un QI faisant de moi un génie: je vais devenir détestable, exécrable, imbu de ma personne, avant de me taper la tête contre les murs en me disant que je végète alors que je pourrais diriger l’univers, au moins. Idem si je découvre officiellement que je suis un débile profond: humeur impossible, crise de confiance, tête tapée contre un mur parce que je végète alors que je pourrais entraîner mon cerveau avec le Docteur Kawashima. Dans les deux cas, je suis fait comme Clochette (jeu de mot qui laisse penser que l’éventualité du QI proche de 12 est la plus probable). Et puis c’est bien de ne pas savoir, c’est Mario Winans qui l’a dit. La vérité fera de vous des hommes libres, mais aussi des hommes tristes. Je préfère imaginer, douter, deviner la mer dans la goutte d’eau. La théorie est toujours magique, la pratique souvent sale. Alors oui, le risque est de ne vivre qu’à moitié, éternellement coincé en terre du milieu sous l’oeil de Sauron, naviguant entre lâcheté et besoin de se préserver. Mais je fais partie de ceux qui se satisfont de voir la porte dans un coin de cette vaste pièce, si proche qu’on peut l’effleurer, sans pour autant décider de la franchir un jour. Comme un animal en cage qui sait qu’il peut s’évader à n’importe quel moment, mais que le monde derrière ces grillages n’est pas forcément plus intéressant. Continuer d’avoir un endroit auquel rêver parce que dans le fond, le voyage est parfois plus important que la destination.

Avec cette pièce en or de 1000 euros éditée par la Banque de France, le message affiché par le verso est clair: quand tu as l’équivalent d’un SMIC en main, toutes les femmes se jettent sur toi.

Habituellement, je fais un blocage immédiat dès qu’il s’agit d’une reprise acoustique d’un morceau de rap postée sur YouTube. Sauf qu’en l’occurrence, Karmin m’a mis une véritable gifle, du genre que Drederick Tatum ne renierait pas. Le couplet de Busta Rhymes sur le morceau original de Chris Brown est déjà monstrueux, mais si en plus c’est une petite chanteuse au style burlesque qui le rappe les doigts dans le nez, la seule réaction possible est de s’arracher les cheveux. Et de compter le nombre de jours avant qu’elle soit signée sur une major, et qu’une chaîne de télé lui consacre un reportage qui commence par « Chanteuse talentueuse au chômage, elle décide de poster ses vidéos sur Internet pour les partager avec ses amis: le succès est immédiat, un producteur la remarque et désormais elle est riche et elle a abandonné son pote nul qui jouait du synthé ».