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Archive for the ‘Lifestyle’ Category

Les jeans Homecore qui se resserraient avec des élastiques. Les sûrvets brillants rouges. Les polaires Hilfiger jaunes. Les sweats Bullrot avec le logo imprimé, même pas brodé. Les tresses d’O-Dog. Les tresses d’Iverson. Les tresses de Coolio. Les Dada Supreme imitation Nike Shox. Les ensembles en jeans brut RocaWear, taille XXL. Les sacoches Longchamp devant, les sacs à dos Jansport derrière. Les tétines en plastique accrochées à une chaîne. Les traits dans les cheveux. LC Waikiki. Les montres avec fonction calculatrice ou télécommande universelle. Les caches chromés sur les Boosters. Le Tang et les Bamboula. Les cyclistes fluo sous les shorts en coton. Les casquettes Triiad. Les hoodies Wu Tang. Les paires de baskets And1. La couronne de barbe taillée finement. Les bonnets en laine troués comme Usher. Les poignets en éponge assortis à la visière. Les bagues avec une feuille de ganja. Les polos Eden Park. Les peace & love accrochés à une corde maigre en cuir. Les Tam Tam et les Tatoos. Le menu Best Of de McDo avec une VHS de Last Action Hero offerte. Les ensembles Girbaud. Les chemises de baseball. Les mains collantes. Le mulet avec une mèche blonde. Les stickers « 106 Touch ». Les pins parlants, les cartes téléphoniques, les magnets en forme de départements. Les doudounes Nautica. Les T-Shirts courts et larges, assortis au pantalon bouffant recouvert de motifs multicolores. Les pull péruviens. Les petites lunettes de soleil rondes. Les vestes de costumes avec des épaulettes. La mèche en l’air qui tenait avec une tonne de gel. Les doo-rags, bicolores pour les plus inconscients. Les salopettes en jeans. Et surtout, le sentiment grisant d’être intouchable et la conviction profonde de ne jamais avoir honte en vieillissant.

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J’ai téléchargé un test de QI il y a deux semaines. J’ai toujours pas osé le faire. Ce n’est pas tant la peur du résultat en lui même qui me freine, mais plus ce qu’il risque d’impliquer. Tant que je ne sais pas, je n’y pense pas, je ne m’identifie ni à Minus ni à Cortex. Imaginons que j’ai un QI faisant de moi un génie: je vais devenir détestable, exécrable, imbu de ma personne, avant de me taper la tête contre les murs en me disant que je végète alors que je pourrais diriger l’univers, au moins. Idem si je découvre officiellement que je suis un débile profond: humeur impossible, crise de confiance, tête tapée contre un mur parce que je végète alors que je pourrais entraîner mon cerveau avec le Docteur Kawashima. Dans les deux cas, je suis fait comme Clochette (jeu de mot qui laisse penser que l’éventualité du QI proche de 12 est la plus probable). Et puis c’est bien de ne pas savoir, c’est Mario Winans qui l’a dit. La vérité fera de vous des hommes libres, mais aussi des hommes tristes. Je préfère imaginer, douter, deviner la mer dans la goutte d’eau. La théorie est toujours magique, la pratique souvent sale. Alors oui, le risque est de ne vivre qu’à moitié, éternellement coincé en terre du milieu sous l’oeil de Sauron, naviguant entre lâcheté et besoin de se préserver. Mais je fais partie de ceux qui se satisfont de voir la porte dans un coin de cette vaste pièce, si proche qu’on peut l’effleurer, sans pour autant décider de la franchir un jour. Comme un animal en cage qui sait qu’il peut s’évader à n’importe quel moment, mais que le monde derrière ces grillages n’est pas forcément plus intéressant. Continuer d’avoir un endroit auquel rêver parce que dans le fond, le voyage est parfois plus important que la destination.

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Il n’aura pas fallu attendre 2012 pour que mon monde touche à sa fin. La lumière jaune disparait lentement, et je profite de chaque instant. Ma courte vie s’agite devant mes yeux sans lunettes 3D, et mon esprit vagabonde d’un moment à un autre. Cette phase de Mobb Deep résonne dans ma tête, « I’m only 19 but my mind is older », et je souris. J’ai combattu des militaires américains, livré des batailles sans fin contre des chevaliers en armure d’or, terrassé des ninjas au corps élastique, piloté des motos-hélicoptères et pris d’assaut des vaisseaux extraterrestres. Fut un temps où je franchissais des kilomètres d’un seul bond, où ma voiture roulait sur les murs, où je pouvais rester immobile sous l’eau pendant des heures, où chacun de mes tirs était fatal. Je me suis roulé dans la poussière, caché sous des brindilles d’herbe, protégé derrière une boîte à chaussure. J’ai voyagé aux quatre coins du globe dans ce sac à dos usé, confortablement installé toujours à la même place, devinant les paysages à travers la fermeture éclair entrouverte. J’ai survécu à une amputation de la jambe et aux vis dans le genou, à l’arrivée d’ennemis électroniques, j’ai enterré de mes mains mes frères dans un cimetière de cartons humides. Les dernières années de ma vie ont été plus paisibles, le repos du guerrier, trônant fièrement sur un vieil écran cathodique, engagé dans une ultime bataille contre la poussière. C’est toujours difficile de déterminer quand il est temps de fermer un tiroir, mais je crois que le moment venu, on le sent au fond de ses tripes. La lassitude a eu raison de moi, et l’envie de rejoindre les miens a remplacé la fierté qui permet au dernier survivant de rester debout. J’ai compris qu’à l’intérieur de ce tiroir refermé, ce n’était pas l’oubli qui m’attendait, mais l’immortalité. Parce qu’après tout, les choses n’ont que l’importance qu’on leur accorde.

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Je saute d’une URL à l’autre, me faufile entre les mails, me cache derrière des silences pour éviter les messages trop nombreux et laisse mon cerveau éclater dans toutes les directions. L’écran chauffe, le dos me rappelle que je ne me tiens jamais droit et je compte inlassablement les posts que je n’ai pas pu faire. Les idées sont à l’étroit, les priorités se mélangent et je cours sans savoir derrière quoi. Et quand enfin je m’arrête pour prendre une longue inspiration, j’ai l’impression de recracher un bout de vie, batterie bientôt à plat, mets vite les doigts dans la prise. L’adrénaline court encore dans mes veines mais tout est calme autour de moi, je ne suis pas dans le bon rythme comme un manchot qui joue à Guitar hero avec des phalanges brisées. A la fin de la journée, détestable sensation d’avoir perdu du temps à ne rien faire, des onglets ouverts sur des paires hors de prix et des sites qui rabâchent tous la même chose, cycle quotidien immuable à la fois inutile et vital. La jambe s’agite et tremble sans cesse comme à Fukushima, le bracelet de la montre colle au poignet et le soleil te fait oublier que la nuit a déjà commencé. On cherche à se justifier comme on peut, après tout on se reposera quand on sera mort. Enfin, sauf si l’Enfer existe vraiment.

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Parce que les hommes et les femmes ne se comprendront jamais, que chaque sexe dispose de ses propres codes et de ses leaders emblématiques, et qu’une aide n’est jamais inutile pour enfin mieux appréhender cet animal complexe qu’est la Femme, tentons ensemble de décrypter le mystère séculaire des Filles de soirée.

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Je n’ai pas grandi collé à un ordinateur. Depuis mes premières heures passées à tuer du mutant difforme dans Gryzor ou à viser l’entrejambe dans Robocop sur Amstrad CPC 6128 (pouce en l’air pour ceux qui s’acharnaient sur Bows & Arrows et qui idolâtraient les équipes d’Ocean), il aura fallu de nombreuses années pour que mes doigts reprennent du plaisir à marteler un clavier. A l’époque je faisais un rejet total des PC, que j’ai longtemps associé dans ma tête à des jeux super bizarres qu’il fallait installer pendant des heures et qui se jouaient avec les touches espace et majuscule. Aucun rapport avec les cartouches, sur lesquelles il suffisait de souffler quand ça plantait inexplicablement au milieu du dernier niveau. Il y avait bien l’ordinateur en face duquel j’étais assis chaque mercredi matin quand j’accompagnais ma mère au travail, mais je préférais dessiner sur les larges feuilles du sous main.

Puis le futur est arrivé dans nos vies, on a découvert les ordinateurs portables à 20 000 francs remboursés en 3 ans, disque dur interne de 4go, aussi épais que la Bible. L’ère des émulateurs Neo-Geo, des premiers devoirs universitaires tapés puis reliés, des morceaux en ATRAC, des cartes mémoires de 256ko, des photos 1 million de pixels imprimées depuis chez soi. Pendant des années j’ai navigué sur Internet avec la connexion la plus pourrie de l’univers: obligé d’effacer l’historique et les fichiers temporaires toutes les 10min pour éviter que ça plante, et si tu avais le malheur de cliquer par erreur sur un spam en essayant de fermer ta fenêtre figée, l’écran explosait. Reboot total, une demie heure de vie de perdue. Autant dire que l’idée de passer ma vie sur le web et d’alimenter un blog était aussi présente dans mon esprit que dans celui d’un mineur clandestin à la recherche de diamants au fond d’une mine sierra-léonaise.

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Règle immuable: si tu veux savoir lequel des deux a quitté l’autre, regarde celui qui a grossi. La personne qui se fait jeter est toujours celle qui maigrit, et celle qui part double de volume. La tristesse ronge plus que la culpabilité j’imagine.

Avec toutes ces révolutions politiques soi disant encouragées par Twitter, il ne faudra pas s’étonner si certaines pages de l’Histoire s’affichent en erreur 404 dans quelques années.

Je suis ce genre de gars qui arrive toujours les mains vides chez ses potes, et qui refuse que tu apportes quoique ce soit si tu viens manger chez moi. Sûrement un moyen de faire comme si rien n’avait changé depuis les après midi passés à manger des Prince en regardant Moesha et Drop The Beat.

« Comme si la vie était une série de chambres d’hôtels, dont on laisse le nettoyage à quelqu’un d’autre, et la nostalgie un verre de bon vin que l’on porte à ses lèvres, avant de le reposer » Tony Hoagland.

Arrêtez de dire que tous les prêtres sont pédophiles, c’est pas correct de tous les mettre dans le même panier. Après tout, la bite ne fait pas le moine.

Depuis que j’ai revu Heat, je rêve souvent que je vais me noyer, je dois me réveiller sinon je vais mourir. Et je suis aussi prêt à tout quitter en moins de 30 secondes chrono. D’ailleurs j’y vais là, salut.

Si je travaillais chez Tumblr, j’aurais déjà fait une campagne de pub « Une image vaut mille mots », avec un logo WordPress barré.

Parfois je me demande quelles sont les vacances idéales des gens qui vivent sur une île paradisiaque. Un séjour dans une mégalopole ultra polluée?

Constat: si tu veux faire un cunnilingus à la fille de tes rêves, il vaut mieux bien maîtriser la langue française au préalable. Et garder en tête qu’entre « humilité » et « humidité », il n’y a qu’une petit lettre de différence.

« A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais du silence de nos amis » Martin Luther King.

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